Lysistrata

Lysistrata

Lysistrata

Une comédie d’Aristophane

Grève totale du sexe !…jusqu’à ce que la guerre cesse !

Au 5e siècle av. JC, Athènes et Sparte sont en guerre.
Les hommes partis aux combats, les femmes se retrouvent seules à gérer les affaires du quotidien.
Et bon nombre de jeunes filles ne trouvent pas de mari, à cause du grand nombre de morts dans les
combats.
Lysistrata, belle Athénienne, aussi rusée qu’audacieuse, a une idée redoutable afin que les hommes
reviennent à la raison et cessent le combat :
Les femmes de toutes les cités grecques doivent déclencher et poursuivre une grève totale du sexe jusqu’à
ce que la paix soit signée !
Commence alors une véritable guerre des sexes usant et abusant de tous les clichés féminins et masculins.
Des conflits de l’État, aux détails les plus intimes de la vie quotidienne, en passant par une crise  politique des plus graves,
Les femmes, avec pour chef d’orchestre Lysistrata, prennent conscience de leur influence.
Guerre, argent et pouvoir sont une affaire d’homme…
Mais pas dans Lysistrata !!

Mise en scène Raymond Acquaviva

« L’histoire est un éternel recommencement » dit on. Rien n’est plus vrai.

Je ne me doutais pas en prenant la décision de monter Lysistrata que 2.400 ans après sa création, une
députée Belge appliquerait cette idée à la Belgique afin d’obtenir des hommes qui la gouvernent de cesser leurs querelles et de retrouver une union entre Bruxelles et Anvers.
C’est quand même un grand plaisir pour un metteur en scène que de se replonger dans ces auteurs qui sont à l’origine du théâtre et de voir à quel point tout ce qu’ils ont dit est encore, hélas, d’actualité.
Non rien n’est changé dans la nature humaine qui continue à survoler les millénaires sans avoir fait son
profit des philosophes ou des maîtres de la pensée qu’elle a pu enfanter.
Rien n’est donc nouveau dans ce monde sinon la technicité : On tue plus vite et mieux.
Au-delà de cette pensée pessimiste, il faut bien se rendre à l’évidence qu’Aristophane manie le comique de situation et du verbe de façon savoureuse.
D’autant plus quand il est adapté de cette manière par Lætitia Bianchi et Raphaël Meltz.
C’est cette adaptation qui a emporté ma décision car elle s’affranchi du politiquement correct et du bien
dire du 19ème siècle, pour se rapprocher au plus près du langage cru et sans fioritures de l’auteur.
J’ai tenu à garder le travail des choeurs en choisissant comme musique celle de « la belle Hélène »
d’Offenbach. Je pense que par son rythme et sa joie de vivre elle cadre tout à fait avec la pièce.
Mon but a été de divertir tout en mettant en valeur le message, oh combien important, que nous donne
Aristophane, sur la manière de gouverner et sur le bien fondé de l’acuité et de l’intelligence politique des
femmes. Je terminerai en laissant la parole à Lysistrata :
« Tout est bien qui fini bien. Spartiates retrouvez vos femmes et vous Athéniens les votres. Et veillons à ne pas refaire les mêmes erreurs à l’avenir »